Thérapies des troubles anxieux

La prochaine fois que quelqu’un vous conseille de vous secouer, répondez-lui calmement : “J’aimerais bien. Peux-tu me dire comment m’y prendre ?” Il y a fort à parier qu’il n’aura rien à vous proposer.

Trickett S. (1989 – trad. Leduc.s Paris 2013), Comment se débarrasser de l’anxiété et de la dépression

La thérapie des troubles anxieux demandera certainement de penser encore la relation du sujet souffrant au praticien qui soulage qui mise un peu plus sur la lucidité du premier et un peu moins sur l’assurance du dernier à avoir ce savoir qu’on lui suppose traditionnellement. Nous avons tous, nous psy ; cette représentation non totalement dénuée de fondement, qui dresse le portrait de l’anxieux comme sujet à ruminations et idées obsessionnelles, schémas de pensées magiques, craintes infondées et d’ailleurs souvent et immédiatement reconnues comme telles par le patient. Que cela reste vrai, et encore le cas pour beaucoup, voilà qui ne fera pas l’objet de contestation. Mais à cette représentation répétitivement mise en avant, il va bien falloir substituer une autre au regard des transformations rapides, souvent irréversibles, qui affectent les vies et inspirent aux individualités des craintes sur l’avenir.

Deux intelligences plutôt qu’une

Le problème, quand on en arrive, à faire reconnaître à un anxieux que ses craintes sont infondées, c’est d’abord qu’on ne lui apprend rien ; ce pourrait être ensuite que l’on passe à côté et manque à saisir un canal singulier de communication qu’il tente d’établir pour parler de lui. Oh ! ce n’est pas un drame… Je ne connais pas de relation thérapeutique qui soit exempte de tels ratés initiaux et inauguraux parfois même récurrents et franchement décevants. Mais le ou la patiente anxieuse, l’est d’ordinaire assez pour ne pas fonder sa décision de rompre la relation sur un raté ; une unique impression d’avoir été mal comprise. Ne serait-ce pas déjà un bien, une qualité à lui souligner de son mal-être ? Ce bien eût-il, ici, été monnayé très cher ?

Bref, cette relation thérapeutique sera davantage propice dans une dynamique circulaire d’échange des sensibilités et des savoirs dont le praticien pourrait être veilleur, affairé à une issue qui corresponde aux ressources et dispositions à cheminer du visiteur. Tout cela décrit en ces termes semble aller de soi, mais le travail d’accompagnement d’un anxieux peut être ardu et complexe, réveiller chez l’accompagnant lui-même des doutes, hésitations frustrations et regrets. Contrairement à l’image usuelle du patient anxieux et/ou dépressif, diminué, inconstant, oublieux ; dans la pratique, un visiteur anxieux ou même dépressif, ne l’est pas à équivalente constance 24 h sur 24. Redisons-le, leur disposition psychique n’est aucunement et simplement réductible à la “maladie“ c’est aussi une vie, une intelligence souvent vive en expression, et qui heureusement, lutte continuellement derrière le filtre oppressant de la souffrance. Ses arguments, pour celui qui s’engage à tenter de les entendre pour en infléchir la nocivité interne, ne sont pas de viles inquiétudes dont on sort passant à autre chose ensuite. Elles sont des solutions d’une valeur à contrecarrer une réalité douloureuse et, à des égards, solutions légitimes. Elles interrogent très souvent avec raison, un environnement trop vite changeant, clivant, paradoxal dans ses attentes et, bien souvent, désarçonnant sous prétexte d’efficacité, pragmatisme et d’adaptation… Les écouter c’est aussi faire son affaire d’une parole assignée à résidence par un ordre social convenu et non moins, à ses moments, décérébré : “la vie est difficile, il faut s’adapter, assumer, faire face, garder son sang-froid et le sourire, bosser dur et lever le pied …” Allez y comprendre quelque chose… Au bout d’un certain moment, certains se désengagent de cette tartufferie. C’est bien souvent loin d’être les plus faibles, les moins valeureux. Bientôt ils manquent cruellement à leur société.

Quelques outils et stratégies de la thérapie des troubles anxieux

  • Ecoute et reformulations

  • Validations

  • Mise en situations

  • Exercices thérapeutiques

  • Langage métaphorique

  • Utilisation humoristiques…

Remarque : Le psychologue, en toute transparence avec ses clients, se réserve le droit de faire usage de toute technique et/ou outil à sa disposition et susceptible de l’aider à accomplir son dessein dans le respect du code de déontologie.

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